Stress et fatigue chronique : quel lien ? Pourquoi téléconsulter?

By 9 octobre 2024 septembre 20th, 2025 Articles médicaux
Stress et fatigue chronique - foto

Tensions, nervosité, ruminations… Le stress chronique use parfois jusqu’à l’épuisement. Qu’est-ce que le stress chronique ? Quel lien avec la fatigue chronique ? Pourquoi est-il judicieux de téléconsulter en cas de stress chronique ? Les réponses. 

Montée d’adrénaline, hypervigilance… Si un coup de stress nous donne parfois des ailes, il en va tout autrement du stress chronique qu’on appelle “mauvais stress”. Ce dernier parasite, paralyse et finalement épuise. Heureusement, certaines solutions efficaces existent. La téléconsultation permet de déceler un tel état et d’être conseillé rapidement.

Qu’est-ce que le stress chronique ?

Le stress chronique est un état de stress prolongé dans le temps. Contrairement au stress aigu qui procure une montée d’adrénaline immédiate et un état d’alerte éphémère, le stress chronique est un mal-être lancinant qui affaiblit l’organisme au fur et à mesure.

Le stress chronique nous rend inefficaces et nous enferme dans des ruminations mentales et des tensions intérieures. Il mène souvent à une multitude d’autres problèmes de santé comme des troubles du sommeil, une augmentation ou une perte de l’appétit (prise ou perte de poids), la dépression, des troubles de la concentration, de l’attention et de la mémoire

Certaines études montrent des effets dévastateurs du stress chronique sur une zone du cerveau qui joue un rôle important dans la cognition et la mémoire : l’hippocampe. Ces dommages précipiteraient même le déclenchement de la maladie d’Alzheimer chez des personnes qui cumulent d’autres facteurs de risque (voir sources).

Le stress chronique est devenu monnaie courante. Des travaux démontrent que près de 95 % des Français sont stressés ou angoissés.

Téléconsultation

Quelles sont les causes du stress chronique ?

Le stress entraîne ce que nous appelons un “stimulus de stress” perçu par le système nerveux central. Les neurotransmetteurs permettent la transmission de ce message entre les différentes régions du cerveau. L’état d’alerte provoqué entraîne alors la libération d’hormones du stress (comme l’adrénaline ou le cortisol) à l’origine des symptômes physiques du stress. Si l’individu ne parvient pas à surmonter cet état, le stress peut durer jusqu’à devenir quasi permanent : c’est la chronicisation.

Certains facteurs favorisent cette évolution vers la chronicisation du stress tels que :

  • Des facteurs héréditaires : il a été démontré que les enfants de parents stressés développent eux-mêmes une tendance au stress.

  • Des facteurs environnementaux : certains événements de vie traumatisants ou un cadre de vie anxiogène peuvent générer du stress chronique.

  • L’existence d’un trouble anxieux sous-jacent comme un trouble anxieux généralisé (TAG), un TOC, un trouble panique, un trouble d’anxiété de séparation

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Comment reconnaître le stress chronique ?

Un état de stress aigu peut provoquer des symptômes intenses qui empêchent toute action ou, au contraire, qui provoquent une réaction de survie durant laquelle les capacités sont décuplées.

Mains moites, palpitations, sueurs froides, hypervigilance ou au contraire diminution de l’attention, hyperventilation, détresse psychologique intense, panique… Telles sont les manifestations habituelles du stress aigu.

Lorsque le stress se prolonge et devient chronique, d’autres symptômes s’installent tels que :

  • des crises d’angoisse ;

  • des ruminations mentales ;

  • des obsessions ;

  • des vérifications permanentes ;

  • une asthénie ;

  • des douleurs musculaires et des maux de dos ;

  • des migraines et des céphalées de tension ;

  • des tensions dans la mâchoire (bruxisme) ;

  • des maux de ventre ;

  • une perte d’appétit ou au contraire une augmentation de l’appétit ;

  • des troubles du sommeil ;

  • une nervosité voire une irritabilité ;

  • une hyperactivité et des troubles de l’attention et de la concentration ;

  • des difficultés relationnelles ;

  • des variations d’humeur ;

  • un état dépressif ;

  • un isolement social ;

  • une perte d’estime de soi.

Stress chronique et fatigue : quel lien ?

Lorsqu’il se chronicise, le stress affaiblit l’organisme et occasionne une fatigue psychique importante. En effet, le stress génère certaines pensées parasitantes et épuisantes comme des obsessions ou des ruminations.

En outre, si vous avez tendance à somatiser, des manifestations physiques du stress peuvent générer de la fatigue comme des douleurs, des tensions et des céphalées chroniques.

Il n’est pas rare non plus que le stress génère un état dépressif qui peut aussi être responsable d’un épuisement mental, d’un manque de motivation et d’un besoin accru de sommeil.

Enfin, le stress peut nuire au sommeil, entraînant des insomnies. La fatigue peut donc se faire ressentir rapidement, occasionnant des somnolences diurnes gênantes.

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Pourquoi téléconsulter en cas de stress chronique ?

Mieux vaut traiter votre stress avant qu’il ne vous affaiblisse durablement. Une simple téléconsultation peut suffire à obtenir un diagnostic.

Le médecin téléconsultant peut détecter un trouble anxieux sous-jacent et vous orienter vers un psychiatre ou un psychologue.
Des conseils et même une ordonnance délivrés au cours de cette téléconsultation peuvent vous permettre de surmonter une phase difficile.

Ajoutons qu’il est possible de mener une thérapie avec un professionnel de la santé mentale par téléconsultation.

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Quels sont les traitements du stress chronique ?

Une psychothérapie menée par un psychiatre ou un psychologue permet d’améliorer un état de stress chronique.
Les thérapies d’orientation analytique ou les thérapies cognitives et comportementales (TCC) sont efficaces.

Des médicaments comme des anxiolytiques et des antidépresseurs peuvent aussi être prescrits par le médecin ou le psychiatre s’il le juge nécessaire.

Certaines plantes de phytothérapie peuvent aussi vous aider et améliorer l’efficacité de la thérapie. Attention toutefois à ne pas mélanger certaines plantes avec certains médicaments : le millepertuis ne doit pas être pris simultanément avec un traitement antidépresseur, au risque d’une altération médicamenteuse grave appelée syndrome sérotoninergique.

Le recours à des thérapies brèves (hypnose, EFT, EMDR, sophrologie…) peut aussi donner des résultats satisfaisants.

Enfin, la méditation et les techniques de respiration sont une aide précieuse et peuvent se pratiquer seul.