
Depuis 2022, des cas de variole simienne (ou mpox) sont régulièrement signalés dans le monde, y compris en France. Cette maladie infectieuse, bien que le plus souvent bénigne, peut avoir des formes graves chez les personnes vulnérables. Reconnaître les symptômes et connaître les mesures de prévention est essentiel pour limiter la propagation du virus.
Qu’est-ce que la variole simienne ou mpox ?
La variole simienne est une maladie virale causée par l’orthopoxvirus simien, un virus qui peut se transmettre entre les personnes et parfois par l’intermédiaire d’objets ou de surfaces contaminés.
Dans certaines régions où des animaux sauvages sont porteurs du virus, il peut également être transmis à l’humain lors d’un contact avec ces animaux.
L’OMS recommande désormais l’usage du terme “mpox” ou “variole simienne” pour désigner cette infection.
Quels sont les symptômes de la variole simienne ?
La variole simienne peut provoquer des symptômes variés, allant de légers à graves.
Certaines personnes peuvent nécessiter une hospitalisation, notamment les femmes enceintes, les enfants et les personnes immunodéprimées (y compris celles atteintes d’une infection à VIH avancée).
Les symptômes courants incluent :
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une éruption cutanée qui dure 2 à 4 semaines,
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de la fièvre,
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des maux de tête,
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des douleurs musculaires,
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une fatigue,
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un gonflement des ganglions lymphatiques.
L’éruption peut ressembler à des cloques ou des lésions, et toucher plusieurs zones : visage, mains, pieds, zones génitales, parfois la bouche ou les yeux.
Ces symptômes disparaissent spontanément avec des soins de soutien, mais des complications graves peuvent survenir et nécessiter une prise en charge médicale.
Comment la variole simienne se propage-t-elle ?
Transmission interhumaine :
La variole simienne se transmet par contact étroit avec une personne infectée, notamment :
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par des gouttelettes respiratoires,
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des contacts peau à peau,
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des baisers ou rapports sexuels.
Le virus peut aussi se transmettre par des objets contaminés (vêtements, draps) ou lors de la grossesse, de l’accouchement, ou par contact étroit après la naissance.
Des cas de transmission asymptomatique ont été signalés, mais restent peu documentés.
Transmission de l’animal à l’humain
La maladie peut se transmettre après un contact avec des animaux infectés (singes, rongeurs) :
par morsures, griffures ou manipulation de viande contaminée.
⚠️ Il est conseillé d’éviter tout contact non protégé avec des animaux sauvages.
Transmission de l’humain à l’animal
Des cas d’infection chez les chiens de compagnie ont été rapportés.
Les personnes infectées doivent éviter le contact rapproché avec les animaux, y compris les animaux de compagnie.
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Qui est à risque de contracter la variole simienne ?
Sont à risque :
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les personnes vivant ou ayant des contacts étroits (y compris sexuels) avec un malade,
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celles qui manipulent des objets ou surfaces contaminés,
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les professionnels de santé exposés sans équipements de protection individuelle (EPI).
Quels sont les traitements de la variole simienne ?
Le traitement repose sur des soins de soutien : hydratation, gestion de la fièvre, prise en charge de la douleur.
Un traitement antiviral n’est pas systématique.
Si nécessaire, le tecovirimat est recommandé en première intention, sous surveillance médicale.
Existe-t-il un vaccin contre la variole simienne ?
Oui. Trois vaccins sont approuvés pour prévenir la variole simienne.
La vaccination est surtout proposée aux personnes à risque élevé, comme celles ayant eu un contact étroit avec un malade.
La vaccination de masse n’est pas recommandée.
Il faut plusieurs semaines pour que l’immunité soit complète après la vaccination.