Mycoses de l’été : comment les reconnaître et les soigner grâce à la téléconsultation

By 30 juillet 2025 octobre 17th, 2025 Articles médicaux

Chaleur, transpiration, baignades fréquentes… L’été crée un terrain idéal pour la prolifération des champignons responsables de mycoses. Et si une simple téléconsultation suffisait à s’en débarrasser ?

Les mycoses cutanées ou muqueuses sont particulièrement fréquentes durant la saison estivale. En cause, plusieurs types de champignons responsables de symptômes souvent gênants. Heureusement, un traitement antifongique bien ciblé permet généralement de les éliminer rapidement. La téléconsultation constitue une solution simple pour obtenir un diagnostic et une ordonnance

Les candidoses, des mycoses fréquentes de la peau et des muqueuses

Lorsqu’on parle de mycose, on fait souvent allusion à la prolifération d’un champignon naturellement présent sur la peau et les muqueuses : Candida albicans. Le terme médical exact est alors celui de candidose.

Il s’agit d’une affection bénigne, favorisée par une altération du microbiote cutané ou muqueux, souvent liée à de la macération, des frottements, ou encore à des facteurs plus internes comme une baisse d’immunité, la prise d’antibiotiques ou le diabète.

Plusieurs zones peuvent être concernées, avec des manifestations différentes selon la localisation :

La mycose vaginale ou génitale

Chez la femme, la candidose touche le plus souvent la vulve et le vagin, avec des symptômes caractéristiques : démangeaisons, odeur forte, pertes blanches…La candidose est favorisée par les jeans trop serrés, les sous-vêtements synthétiques, les maillots humides, ou encore les douches vaginales, qui déséquilibrent totalement la flore.

Chez l’homme, elle peut se manifester au niveau du gland et du prépuce, avec rougeurs, picotements ou sensation de brûlure (balanite ou balanoposthite).

Dans les deux cas, les rapports sexuels fréquents sont un facteur de risque, essentiellement à cause du frottement. Ce n’est pas une IST, mais les rapports peuvent favoriser l’apparition des symptômes ou leur transmission (risque modéré).

La bouche : le muguet buccal

La candidose peut aussi toucher la bouche, avec apparition de plaques blanches sur la langue, l’intérieur des joues ou le palais, sensation de brûlure et difficulté à avaler.
Elle est plus fréquente chez les sujets fragiles : nourrissons, personnes âgées, personnes immunodéprimées

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Les plis cutanés : candidose intertrigo

On parle d’intertrigo candidosique quand la candidose touche les plis de peau : aisselles, aine, sous les seins, plis abdominaux ou interfessiers. Généralement, les patients décrivent des rougeurs et un suintement sur la zone des plis, avec parfois de petits boutons et des démangeaisons. Favorisée par la transpiration, le port de vêtements serrés ou le surpoids, elle est fréquente en été ou chez les sportifs.

 Si vous pensez souffrir d’une mycose, le mieux est de consulter sans tarder. Vous pouvez dès à présent échanger avec l’un de nos médecins en ligne.

Teigne, pieds d’athlète : des ennemis discrets de l’été

Ces affections sont liées à des champignons filamenteux : les dermatophytes. Ces derniers causent des mycoses superficielles de la peau, des ongles et du cuir chevelu. Ils se nourrissent de kératine et évoluent souvent de façon lente, avec des symptômes discrets au début.

Parmi les formes les plus fréquentes :

  • Pied d’athlète : démangeaisons, fissures, desquamation entre les orteils.
  • Mycose des plis : rougeurs, grattage, liserés squameux dans l’aine, les aisselles, sous les seins.
  • Teigne : plaques sans cheveux sur le cuir chevelu, souvent chez l’enfant.
  • Mycose des ongles (onychomycose) : ongles épaissis, jaunâtres, cassants.

La contamination se fait par contact direct avec une peau infectée, une surface contaminée (sol de piscine, douche, tapis de sport…) ou un animal porteur, notamment dans les cas de teigne.

Une peau humide (transpiration, macération, milieu chaud), irritée (frottements, vêtements trop serrés) ou une baisse de l’immunité (diabète, fatigue, traitements) augmente le risque de contamination

Si vous observez des rougeurs persistantes, des ongles anormaux ou des démangeaisons localisées, n’attendez pas. Une téléconsultation permet d’obtenir rapidement un diagnostic et un traitement antifongique adapté.

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Pityriasis versicolor, pellicules : connaissez-vous Malassezia furfur ?

C’est une levure lipophile naturellement présente sur la peau de nombreuses personnes. Lorsqu’elle prolifère de façon excessive, elle peut provoquer plusieurs manifestations cutanées.

  • La plus connue est le pityriasis versicolor : de petites taches claires ou brunes, localisées sur le dos, les épaules, parfois le cou ou le thorax. Ces tâches ne bronzent pas, desquament légèrement et grattent peu ou pas du tout.

Mais ce champignon est aussi impliqué dans d’autres troubles fréquents :

  • Les pellicules simples
  • La dermatite séborrhéique : rougeurs, squames grasses et démangeaisons sur les zones riches en sébum (cuir chevelu, zone T, barbe…).

Il ne s’agit pas d’une mycose transmissible : Malassezia fait déjà partie de la flore normale de la peau. Les problèmes surviennent uniquement lorsqu’elle prolifère de façon excessive, en raison de facteurs comme la transpiration, les peaux grasses ou la chaleur.

Si vous remarquez des taches anormales, des pellicules persistantes ou une desquamation inexpliquée, une téléconsultation peut suffire à confirmer le diagnostic et à obtenir un traitement antifongique adapté (généralement sous forme de gel moussant ou lotion).

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Pourquoi (et quand) téléconsulter ?

  • Dès les premiers signes évocateurs
  • Si des symptômes s’aggravent ou persistent 
  • Si le problème revient malgré un traitement
  • Si vous avez un terrain à risque (diabète, grossesse, immunosuppression)

Une téléconsultation permet souvent de poser le diagnostic grâce à une description précise des symptômes et à l’envoi de photos. Le médecin peut alors prescrire un antifongique local ou oral, et vous orienter si besoin vers un dermatologue.

Les bons réflexes pour prévenir les mycoses

  • Bien sécher sa peau, en particulier entre les orteils et dans les plis (aine, aisselles, sous les seins…).
  • Porter des vêtements respirants, en coton de préférence.
  • Éviter les vêtements moulants et les chaussures fermées trop longtemps.
  • Limiter les lavages excessifs : une fois par jour suffit, avec un savon doux et un produit adapté pour la toilette intime.
  • Changer de maillot de bain après chaque baignade pour éviter la macération.
  • Se laver les cheveux au moins une fois par semaine (ou plus selon leur nature), avec des produits adaptés au cuir chevelu.
  • Ne pas partager ses serviettes, chaussures, coupe-ongles ou tout autre accessoire de toile
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Sources médicales :
Clinical Practice Guideline for the Management of Candidiasis (IDSA, 2016) — Infectious Diseases Society of America
Tinea corporis — StatPearls / NCBI : traitement, diagnostic, options thérapeutiques
Treatment & management of tinea cruris (Medscape) : antifongiques topiques ou systémiques
Sahoo AK, Mahajan R. Management of tinea corporis, tinea cruris, and tinea pedis: A comprehensive review. Indian Dermatol Online J. 2016
Ringworm treatment (CDC) : recommandations selon type de mycose
Tinea Versicolor – AAD : pathologie, traitement topique et oral possible