
Vous avez plus de 40 ans, vous fumez et il vous arrive de tousser ? Gare à la BPCO : une maladie qui s’installe insidieusement et qui peut causer des dommages irréversibles sur les poumons. Qu’est-ce que la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ? Comment la reconnaître ? Faut-il arrêter de fumer ? Les réponses.
En France, la BPCO touche environ 7,5 % de la population adulte, soit 3 à 3,5 millions de personnes. Dans 8 cas sur 10, elle est liée au tabagisme. Généralement, les fumeurs ne se rendent pas compte qu’ils sont malades dans les premiers stades de cette pathologie. En effet, les épisodes de toux sont supportables et ne s’installent jamais durablement. Mais ces symptômes désagréables finissent par s’intensifier et à devenir permanents.
Définition : qu’est-ce que la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) ?
La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie respiratoire chronique caractérisée par une obstruction permanente des voies respiratoires. Dans 80 % des cas, elle est la conséquence du tabagisme. Les principaux symptômes sont de la toux, des crachats et un essoufflement.
Nous parlons de bronchite chronique, lorsqu’une personne tousse et crache tous les jours au moins 3 mois par an et depuis plus de 2 ans.
Le stade suivant est celui de la BPCO avec un essoufflement qui témoigne de l’obstruction des voies aériennes supérieures.
À terme, la BPCO entraîne des dommages irréversibles des poumons.
Causes : à quoi est due la BPCO ?
Dans 80 % des cas, la BPCO est la conséquence du tabagisme. En effet, la fumée de cigarette provoque un épaississement des bronches et des bronchioles dont les cellules produisent plus de mucus que d’habitude. La toux est alors grasse et quasi permanente. En outre, le patient ressent des difficultés à respirer et un essoufflement.
À terme, si la quantité de tabac n’est pas diminuée, les petites bronches et les alvéoles des poumons se déforment. À ce stade, les dégâts peuvent être irréversibles.
Au stade avancé de la maladie, les alvéoles pulmonaires sont détruites (nous parlons d’emphysème pulmonaire). L’insuffisance respiratoire chronique s’installe et devient très invalidante.
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Quels sont les facteurs de risque de la BPCO ?
Les facteurs de risque de la BPCO sont :
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Le tabagisme qui est responsable de la maladie dans 8 cas sur 10
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La pollution de l’air
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Les expositions professionnelles à des polluants
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Le tabagisme passif
Certains facteurs génétiques peuvent précipiter l’entrée dans la maladie.
Symptômes : comment reconnaître la BPCO ?
Pendant longtemps, la maladie s’installe insidieusement sans symptômes apparents. Au bout de quelques années, une toux apparaît chez le fumeur. La plupart du temps, cette toux du fumeur débute après 40 ans.
Au départ, la toux du fumeur est intermittente : elle se manifeste de temps à autre. Le patient peut penser que la toux a disparu entre deux poussées et qu’il n’est pas malade. Par la suite, les épisodes de toux vont se rapprocher et s’intensifier jusqu’à devenir permanents. Au fil du temps, la toux devient de plus en plus grasse et rauque. Les expectorations sont plus fortes le matin, dans les heures suivant le réveil.
Enfin, un essoufflement s’installe d’abord à l’effort puis au repos.
Les voies respiratoires étant fragilisées, le patient présente des épisodes d’infections des voies respiratoires de plus en plus fréquents.
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Épisodes d’exacerbation de la BPCO : c’est quoi ?
Il arrive qu’au cours d’une infection des voies respiratoires comme une bronchite, le patient présente une augmentation de ses symptômes habituels. La toux, les crachats et l’essoufflement sont plus intenses. Parfois une tachycardie (fréquence cardiaque rapide) est associée.
Nous parlons d’exacerbation de la BPCO. Ces épisodes durent environ 24/48 heures, ils peuvent nécessiter d’augmenter le traitement habituel. Ils peuvent entraîner une insuffisance respiratoire aiguë. Cette urgence médicale contraint à l’hospitalisation.
Comment évolue la BPCO ?
Une prise en charge des symptômes et du tabagisme permet de ralentir la progression de la maladie.
Néanmoins, sans traitement, la maladie s’aggrave plus ou moins rapidement. La toux et l’essoufflement finissent par fortement gêner les activités quotidiennes et générer un handicap.
À terme, l’insuffisance respiratoire chronique est à craindre. Le patient a alors besoin d’une assistance ventilatoire permanente.
Cette condition peut mener à de nombreuses complications : insuffisance cardiaque, infection pulmonaire, pneumonie, détresse respiratoire aiguë, pression pleurale…
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Comment est établi le diagnostic ?
Une BPCO est suspectée chez les fumeurs de plus de 40 ans présentant des symptômes de toux ou d’essoufflement. Dans ce cas, une mesure du souffle par spirométrie ou la réalisation d’épreuves fonctionnelles respiratoires (EFR) permet de confirmer le diagnostic de BPCO à un stade précoce.
Quel est le traitement de la BPCO ?
La prise en charge de la BPCO passe par :
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Un sevrage tabagique : c’est la mesure la plus efficace pour stopper la progression de la maladie.
Dans tous les cas, le premier réflexe est d’identifier et de limiter l’exposition au facteur toxique déclenchant, que ce soit le tabac ou d’autres polluants. -
L’administration de bronchodilatateurs : ces médicaments permettent de limiter les symptômes de la maladie et d’améliorer le confort.
Au début de la maladie, des bronchodilatateurs de courte durée d’action sont administrés uniquement pendant les périodes d’essoufflement.
À un stade plus avancé, des bronchodilatateurs à plus longue durée d’action sont prescrits.
Lorsque les épisodes d’exacerbations sont nombreux, le médecin peut prescrire des bronchodilatateurs contenant des corticoïdes inhalés. -
L’activité physique et la réadaptation respiratoire auprès d’un kinésithérapeute.
Lors d’un épisode d’exacerbation, des antibiotiques peuvent être prescrits dans certains cas (crachats purulents, BPCO avancée…).
Les vaccins contre la grippe, le pneumocoque, la covid-19 ainsi que le VRS sont recommandés afin d’éviter les complications infectieuses.
L’oxygénothérapie (mise sous assistance respiratoire 15 heures par jour) est réservée aux cas très avancés de BPCO.
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