Coqueluche : définition et symptômes

By 8 août 2024 septembre 19th, 2025 Articles médicaux
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La coqueluche est une pathologie respiratoire très contagieuse qui est en recrudescence depuis début 2024, la faute à une mauvaise couverture vaccinale de la population.

La coqueluche est une maladie respiratoire très contagieuse due à une bactérie, Bordetella Pertussis, responsable d’une trachéobronchite d’intensité variable en fonction du patient.

Elle peut s’avérer particulièrement grave pour les personnes vulnérables telles que :

  • les nourrissons non-vaccinés,

  • les femmes enceintes,

  • les personnes âgées,

  • les personnes immunodéprimées ou atteintes de maladies respiratoires préexistantes (asthme, BPCO…).

Quels sont les symptômes de la coqueluche ?

Le symptôme principal est la quinte de toux violente et répétitive, « en chant du coq », essentiellement la nuit.
Elle peut entraîner des difficultés respiratoires.

D’autres signes peuvent apparaître, comme :

  • le visage bouffi, rouge ou bleuté, avec des pétéchies sur le visage ;

  • des vomissements, surtout après la quinte de toux ;

  • une fatigue intense due à la répétition des quintes ;

  • une perte de poids ou un refus de s’alimenter chez le nourrisson ;

  • une apnée ou un arrêt respiratoire chez le bébé (forme grave) ;

  • une voix enrouée ou une difficulté à respirer après l’effort.

En général la coqueluche ne donne pas de fièvre ou seulement une fièvre modérée (rarement au-dessus de 38 °C).

Symptômes de la coqueluche -foto1

Comment se transmet la coqueluche ?

Une personne contaminée peut transmettre la coqueluche à 15 autres personnes en moyenne. Sa transmission se fait par voie aérienne, au contact direct d’une personne malade. Le port du masque est donc essentiel en cas de contagion. En France, la coqueluche est le plus souvent transmise par des adultes ou adolescents à des nourrissons, qui sont alors les plus exposés aux formes graves.

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Coqueluche : quels sont les risques pour la santé ?

Chez les personnes vulnérables et les nourrissons, la coqueluche peut entraîner des complications importantes. Elle peut atteindre différentes parties du corps (poumons, cœur, système circulatoire, etc.) et provoquer d’importantes détresses respiratoires.

Dans certains cas, des complications neurologiques peuvent également survenir : le cerveau, la moelle épinière et les nerfs peuvent être atteints. Pour les cas les plus graves, la coqueluche peut entraîner un décès.

Autres complications possibles :

  • Pneumonie bactérienne (infection pulmonaire secondaire)

  • Convulsions liées à l’hypoxie

  • Hémorragies oculaires ou cérébrales dues à l’intensité des quintes de toux

  • Perte de connaissance après une quinte

  • Chez les adultes, fractures de côtes ou hernies à force de tousser

 

Comment se protéger de la coqueluche ?

Vacciner les plus exposés et se faire vacciner pour protéger les plus fragiles

Bien que les nourrissons de moins de 6 mois soient les plus exposés à des formes graves, les personnes âgées, immunodéprimées et les femmes enceintes peuvent aussi développer des complications.

La vaccination contre la coqueluche est obligatoire en France et repose sur trois stratégies :

  • La vaccination précoce et obligatoire des nourrissons : la vaccination contre la coqueluche est obligatoire pour les nourrissons nés après le 1er janvier 2018.
    Pour un schéma vaccinal complet, il faut 3 doses : une première injection à 2 mois, une autre à 4 mois, puis à 11 mois.

  • La vaccination des femmes enceintes dès le 2ᵈ semestre de grossesse : cette vaccination doit être réalisée à chaque grossesse.

  • En l’absence de vaccination de la mère en cours de grossesse, la vaccination est recommandée aux personnes susceptibles d’être en contact étroit avec le nourrisson durant les six premiers mois de sa vie (stratégie de cocooning).

Rappel vaccinal chez l’adulte

La transmission se faisant notamment par les adultes, le rappel de vaccination est particulièrement recommandé pour :

  • les personnes immunodéprimées ou souffrant d’une maladie respiratoire chronique,

  • les professionnels de santé,

  • les professionnels soignants, y compris en EHPAD,

  • les personnes travaillant en lien étroit avec des nourrissons de moins de 6 mois : personnels dans les maternités, services de néonatalogie ou de pédiatrie,

  • les étudiants des filières médicales et paramédicales,

  • les professionnels de la petite enfance, dont les assistants maternels,

  • les personnes effectuant régulièrement des baby-sittings.

Si le vaccin contre la coqueluche est efficace les premières années, l’immunité a tendance à s’atténuer au bout de 5 ans. C’est pourquoi il est recommandé de réaliser des rappels de vaccin : à 6 ans, puis entre 11 et 13 ans, à 25 ans, puis tous les 20 ans.

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Adopter les gestes barrières

Pour se protéger et protéger les autres, il est important de respecter les gestes barrières tels que :

  • se laver les mains régulièrement,

  • tousser dans son coude,

  • porter un masque en cas d’apparition de symptômes.

En cas de symptômes, consulter un médecin

En cas de symptômes évocateurs de la coqueluche ou si vous avez été en contact avec une personne atteinte, vous pouvez :

  • consulter votre médecin habituel,

  • ou demander une téléconsultation avec un médecin de famille.

Les tests ne se réalisent qu’en laboratoire et ne donnent pas de résultat immédiat. Il est donc conseillé de traiter au moindre doute.