
Hypnose, patchs, vapotage… Vous avez tout essayé pour arrêter de fumer, en vain. Voici quelques conseils pour venir à bout de cette habitude très nocive pour votre santé.
Un fumeur vous le dira : arrêter de fumer par ses propres moyens est très difficile. Et c’est encore pire lorsque nous ne connaissons pas les stratégies de sevrage efficaces. On estime qu’un fumeur n’a que 8 % de chance de parvenir à arrêter de fumer par sa propre volonté.
L’idéal est donc de s’en remettre à un médecin tabacologue dans un premier temps. Ce spécialiste allie plusieurs méthodes qu’il juge souvent complémentaires : psychothérapie, substituts nicotiniques, médicaments, hypnose… ces moyens sont particulièrement efficaces, lorsqu’ils sont employés en synergie.
L’accompagnement par un médecin tabacologue
Le tabacologue est un médecin spécialisé dans l’aide à l’arrêt du tabac. Il accompagne les fumeurs au moyen d’un suivi personnalisé comprenant un soutien psychologique, des substituts nicotiniques et des médicaments. Certains médecins tabacologues utilisent même l’hypnose.
Le soutien psychologique passe avant tout par une écoute attentive qui permet d’identifier les causes profondes de l’addiction et les facteurs déclenchant l’envie de fumer. D’un autre côté, l’éducation thérapeutique s’avère aussi indispensable afin que le patient ait pleinement conscience des méfaits de la cigarette.
Le médecin tabacologue peut aussi prescrire des médicaments et des substituts nicotiniques.
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Les substituts nicotiniques sont efficaces
La plupart du temps, le médecin tabacologue pense que le recours à des substituts nicotiniques est nécessaire. Il évalue les quantités de nicotine suffisantes à provoquer un écoeurement dès les premières bouffées de cigarette.
Les substituts nicotiniques existent sous plusieurs formes :
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la forme de patchs (il est parfois nécessaire de coller plusieurs patchs en même temps pour pallier au besoin du patient)
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la forme orale : comprimés sublinguaux, pastilles, gommes à mâcher…
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la forme inhalée (inhalateurs)
Le mieux est encore d’associer plusieurs de ces formes. Si le patient a encore envie de fumer malgré ces substituts, c’est qu’il faut augmenter les doses.
Des médicaments psychotropes parfois nécessaires
Certains médicaments qui agissent sur le système nerveux central peuvent aider à arrêter de fumer. Ils sont souvent prescrits par le médecin tabacologue.
C’est le cas du bupropion, un antidépresseur. C’est aussi le cas de la varénicline (Champix®), un agoniste partiel des récepteurs nicotiniques du système nerveux central.
L’hypnose, souvent un vrai coup de pouce
L’hypnose est une piste intéressante pour la prise en charge du sevrage tabagique par ses bénéfices sur la consommation du tabac, le niveau de dépendance et de dépression. Elle est pratiquée par certains médecins tabacologues.
D’autres médecines alternatives comme l’acupuncture permettraient de mieux surmonter les symptômes désagréables ressentis lors du sevrage.
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La cigarette électronique, en attendant un vrai sevrage
La cigarette électronique n’est pas considérée comme un bon moyen de sevrage par la plupart des médecins tabacologues. Tout d’abord parce que l’OMS elle-même s’inquiète de ses effets délétères sur la santé (bien que le vapottage soit bien moins nocif que la combustion du tabac).
Ensuite, parce qu’il a bien été démontré que la cigarette électronique permettait plus efficacement d’arrêter le tabagisme que les patchs nicotiniques, la e-cigarette n’est toutefois pas la garantie d’un sevrage à la nicotine contrairement aux patchs. En effet, une étude de 2019 le démontre : au bout d’un an, 18 % des participants à ces travaux utilisant la cigarette électronique avaient honoré leurs vœux d’abstinence contre seulement 9 % des participants ayant utilisé des patchs médicaux. Toutefois, 80 % des vapoteurs continuaient le vapottage par la suite : ces personnes ne sont donc pas débarrassées de leur addiction à la nicotine et peuvent replonger à tout moment.
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Moralité ?
Si vous ne ressentez pas le courage d’entamer un sevrage tabagique auprès d’un médecin tabacologue et que vous ne parvenez pas à vous sevrer seul, la cigarette électronique est sans doute un moindre mal qui peut limiter les dégâts sur votre santé (surtout si vous parvenez à remplacer totalement le tabac par la e-cigarette et que vous ne vapotez pas à longueur de temps).
Néanmoins, si vous souhaitez véritablement vous débarrasser de votre addiction, mieux vaut se tourner vers une prise en charge chez le tabacologue.
Source :
“Electronic cigarette use among patients with cancer: Reasons for use, beliefs, and patient-provider communication”, John B Correa, ncbi, 2018.