
Nez qui coule, éternuements en rafale, yeux qui grattent… En cet fin d’été, les allergies saisonnières se rappellent à nous. Explications et conseils pour mieux comprendre et gérer cette période sensible.
Nombreux sont les vacanciers qui se plaignent de symptômes allergiques à la fin du mois d’août et jusqu’au milieu du mois de septembre. Grâce à la téléconsultation sur MaQuestionMedicale, il est possible d’obtenir un avis médical et un traitement adapté, sans attendre la rentrée.
Une période propice aux pollens
La fin de l’été correspond au pic de pollinisation de certaines plantes, en particulier :
- les herbacées (ambroisie, armoise, plantain),
- les graminées tardives,
- et parfois certaines urticacées.
L’ambroisie, très allergisante, est particulièrement surveillée dans plusieurs régions de France (vallée du Rhône, Bourgogne, Auvergne, etc.). Son pollen peut provoquer des réactions même à très faible concentration.
Des symptômes parfois confondus avec un rhume
Les allergies saisonnières se manifestent souvent par :
- des éternuements en salves,
- un écoulement nasal clair,
- une obstruction du nez,
- des démangeaisons au niveau des yeux, du nez ou de la gorge,
- une toux sèche, voire des crises d’asthme.
Contrairement à un rhume viral, la fièvre est absente et les symptômes persistent tant que l’exposition au pollen continue. Donc généralement tant que vous êtes sur votre lieu de vacances.
Attention : dans les cas les plus sévères, des complications peuvent survenir, comme une aggravation de l’asthme, des sinusites ou, plus rarement, des réactions allergiques généralisées. Mieux vaut alors consulter rapidement un médecin pour adapter le traitement.
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Pourquoi mes symptômes reviennent chaque année à la même période ?
Vous avez remarqué que vos symptômes d’allergie reviennent chaque fin d’été, un peu plus marqués chaque année ? On ne naît pas allergique, mais on peut hériter d’un terrain prédisposant, appelé atopie. Cela signifie que le système immunitaire est plus susceptible de réagir de façon excessive à des substances banales comme les pollens ou les acariens.
Chez certains enfants, cette sensibilité se manifeste tôt, c’est ce qu’on appelle la marche atopique : un nourrisson peut présenter de l’eczéma, puis développer une intolérance au lactose puis plus tard de l’asthme ou une rhinite allergique. Mais ce terrain ne suffit pas : c’est l’environnement qui agit comme déclencheur. Une hygiène trop stricte dans la petite enfance, un microbiote intestinal appauvri, ou encore la pollution et les expositions répétées aux pollens accentuent le risque.
Résultat : l’organisme garde en mémoire ces contacts et réagit de façon disproportionnée. C’est pourquoi vos symptômes s’expriment souvent au même moment chaque année, notamment en fin d’été, lorsque certains pollens très allergisants comme l’ambroisie ou l’armoise sont à leur maximum.
Quels gestes adopter ?
Pour limiter l’impact des pollens entre fin août et début septembre :
- consultez régulièrement les bulletins polliniques ATMO,
- aérez plutôt tôt le matin ou tard le soir,
- évitez de faire sécher le linge à l’extérieur,
- rincez vos cheveux le soir pour éliminer le pollen accumulé,
- portez des lunettes et un chapeau de soleil lors des promenades ,
- évitez le jardinage,
- évitez d’ouvrir la fenêtre en voiture ;
- évitez le tabagisme et même passif et les environnements pollués qui ont tendance à aggraver les signes d’allergie.
Attention à la climatisation et à la ventilation
En période d’allergie, la climatisation et certains systèmes de ventilation peuvent aggraver les symptômes. L’air brassé remet en suspension les pollens et les poussières déjà présents dans l’environnement. De plus, des filtres mal entretenus favorisent l’accumulation d’acariens et de moisissures, eux-mêmes allergènes.
Pour limiter ces risques :
- veillez à nettoyer et changer régulièrement les filtres de climatisation,
- évitez les flux d’air directs vers le visage et la gorge,
- réglez le thermostat aux alentours de 22/24°C et ne pas descendre à des températures trop basses. La nuit vous pouvez descendre jusque 19°C (température recommandée pour favoriser un bon sommeil),
- privilégiez une aération naturelle et courte aux heures où le pollen est moins présent (tôt le matin ou tard le soir).
Pourquoi téléconsulter un médecin ?
En cas de symptômes gênants, persistants ou de crises d’asthme, il est recommandé de consulter. La téléconsultation permet :
- un accès rapide à un médecin,
- le renouvellement ou l’adaptation d’un traitement antihistaminique,
- des conseils personnalisés de prévention,
- une orientation vers un allergologue si nécessaire.
Vous souffrez de symptômes allergiques ? N’attendez pas que cela s’aggrave : prenez rendez-vous en téléconsultation dès aujourd’hui sur MaQuestionMedicale.