VACANCES : Les premiers gestes pour soigner vos bobos de l’été

Les premiers gestes pour soigner vos bobos de l’été

Vous vous pensez à l’abri des maladies sous le soleil de l’été ? il n’en est rien !

Certaines maladies, que l’on croit à tort réservées à l’hiver, sont également très fréquentes en saison estivale. En marge de tous les petits tracas classiques, certaines
pathologies reviennent régulièrement au bord des plages. Pas de panique cependant, dans bon nombre de cas, on peut les prévenir. Une fois diagnostiquées, quelques gestes simples permettent de les prendre en charge rapidement et de ne pas les laisser perdurer. Le point avec Dr Vincent Œillet, médecin généraliste et co-fondateur de la plateforme Maquestionmedicale.fr.

Le coup de soleil, grand classique de l’été

Pour profiter des bienfaits du soleil et de ses bienfaits seulement, la prévention passe par une exposition progressive en dehors des heures les plus chaudes, entre 12h et 16h, avec le port de vêtements, de lunettes de soleil et d’un chapeau protecteur et l’application d’une crème solaire d’un indice de protection 50.
Il faut également beaucoup s’hydrater car l’insolation est due à la déshydratation !
Si La peau devient rouge et douloureuse le coup de soleil s’est installé.
Dans ce cas, appliquez un corps gras sur la peau, surtout pas d’huile alimentaire, mais plutôt de l’aloé véra, reconnu pour ses propriétés apaisantes.

Quand faut-il consulter ?

Si apparaissent de grosses cloques sur la peau, des phlyctènes, cela signifie que la peau à été brûlée au 2nd degré, dans ce cas la consultation s’impose d’urgence.
Attention prudence à la réverbération : une fois dans l’eau, continuez à vous protéger car rien n’arrête les ultraviolets, en effet l’eau réfléchit les rayons !

Les infections urinaires

L’été est une période particulièrement propice pour lescystites. Pour éviter une infection urinaire, il faut adopter
les bons gestes :
• Boire un litre et demi d’eau par jour car le flux urinaire diminue la charge bactérienne de la vessie
• Se rendre aux toilettes dès que l’envie se fait sentir, il ne faut surtout pas se retenir
• Faire sa toilette intime avec un savon doux

Quand faut-il consulter ?

Si des symptômes douloureux émergent : brûlures de l’urètre, tension de la vessie… la crise est installée, il faut consulter un médecin qui prescrira un traitement à base d’antibiotiques.

Les piqûres d’insectes

Au palmarès des maux de l’été : les piqûres d’insectes. La plupart du temps bénignes, elles peuvent être plus graves en cas de réaction allergique. Identifions les différentes piqûres :

Les piqûres de moustiques :

il s’agit de la piqûre la plus courante. Il faut en premier lieu désinfecter la zone. Appliquez de l’eau et du savon ou une solution antiseptique. Cette étape est très importante car elle permet d’éviter une infection de la zone piquée en cas de grattage intensif ayant provoqué une lésion. Appliquez ensuite une crème pour apaiser les démangeaisons.

Les morsures d’araignées :

Même constat et même prise en charge que pour la piqûre de moustique. Si réaction allergique et blessure étendue, il faut impérativement consulter.

Les piqûres de guêpes :

La plupart du temps, une piqûre de guêpe entraîne une simple réaction inflammatoire locale modérée. Le premier signe de la piqûre de guêpe est une vive douleur qui apparaît immédiatement après avoir été piqué.
Le bon réflexe à avoir : vérifier si le dard est toujours bien présent, si c’est le cas il faut être vigilant et le retirer avec minutie. On oublie le réflexe de la pince à épiler car si on appuie dessus, cela contribuera à diffuser le venin à nouveau. Une fois que le dard est retiré, apposez de la glace pour apaiser et désinfectez la plaie avec un produit certifié ou avec de l’eau et du savon.

Les morsures de tiques :

Lorsqu’une tique vous a mordu, il faut ôter le plus vite possible la tique, y compris la tête et le rostre, avec une pince adaptée achetée en
pharmacie. Ne surtout pas :
Arracher la tique d’un coup car la tête risque de rester coincée sous la peau ;
Appliquer un produit chimique, de type alcoolique sur la tique qui risquerait de la stresser et de la faire saliver. C’est la salive qui transmet les agents pathogènes à l’humain.

Quand faut-il consulter ?

Si la piqûre est particulièrement étendue, que la peau devient rouge et gonflée, il faut consulter, le médecin préconisera une crème à base d’hydrocortisone. Bien surveiller en cas de piqûre de tiques si apparaissent de gros cercles rouges, il s’agit d’halos inflammatoires, appelés érythèmes migrants, qui peuvent apparaître plusieurs jours après la morsure. Dans ce cas-là, la consultation est obligatoire.

Les piqûres de méduses

Le contact avec une méduse entraîne des lésions urticantes douloureuses, mais rarement graves sauf chez les personnes allergiques. En cas de contact lors de la baignade, il est conseillé de rincer
la zone touchée à l’eau de mer, en aucun cas à l’eau douce qui pourrait libérer davantage de venin, puis de frotter avec du sable chaud. Désinfecter aussitôt la plaie rapidement avec de l’eau et du savon ou une solution antiseptique.

Quand faut-il consulter ?

Consultez un médecin en cas de piqûre sur le visage ou de réaction allergique (gêne respiratoire notamment). Si la sensation de brûlure persiste après 48 h, consultez un médecin qui pourra prescrire une crème à base de corticoïde.

L’entorse

L’été est souvent synonyme d’aventure. On a envie de bouger, de découvrir la région de ses vacances, de faire de la randonnée ou d’arpenter les sentiers côtiers. Mais c’est sans penser que l’on sort d’une longue période d’hibernation et que les chevilles ne sont pas toujours prêtes pour ces élans sportifs. Gare donc à l’entorse en cas de faux mouvements !
Le traitement de l’entorse repose sur le respect du protocole RGCE (repos, glace, compression, élévation)
R : Repos total préconisé.
G : Glace, en appliquant du froid, cela va soulager la douleur, réduire l’inflammation et faire dégonfler la zone.
C : Compression de la cheville avec une attelle de cheville pour la faire tenir à 90°, serrer contribuera à réduire l’enflure.
E : Elévation de la jambe afin de favoriser la circulation sanguine et empêcher les élancements et les battements de sang qui peuvent être très désagréables.

Quand faut-il consulter ?

Si la personne n’arrive pas à se lever ni à marcher, il faut immédiatement consulter un médecin ou un service d’urgence.

Tous ces conseils ne se substituent pas au diagnostic et aux recommandations avisées de votre médecin traitant.

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