La migraine ophtalmique : définition, symptômes, traitements

By 18 mai 2024 Articles médicaux

Migraine ophtalmique : tout comprendre sur l’aura migraineuse 

Vision déformée, apparition de points lumineux, difficulté à parler, mal de tête… Ces signes sont typiques de la migraine ophtalmique aussi appelée migraine avec aura. Qu’est-ce la migraine ophtalmique ? Comment la reconnaître ? Quand s’inquiéter ? Comment en venir à bout ? Les réponses ici. 

La migraine ophtalmique concernerait environ 3 migraineux sur 10. Or, 12 % des adultes et 5 à 10 % des enfants seraient patients à la migraine en France. Bien que la migraine ophtalmique soit impressionnante, ce trouble est bénin. Néanmoins, elle peut être particulièrement invalidante lorsque les crises sont fréquentes,prolongées et.ou intenses. 

Qu’est-ce qu’une migraine ophtalmique avec aura ? 

La migraine ophtalmique est une migraine qui a pour particularité d’être associée à des symptômes neurologiques qu’on appelle “aura”. 

Les auras typiques comprennent le plus souvent des troubles visuels. Parfois, il peut aussi y avoir des manifestations sensitives, de la parole ou encore des troubles moteurs. Les patients témoignent voir des points scintillants, des tâches colorées ou avoir des trous dans le champ visuel, une vision déformée ou floue. 

Les symptômes sont le plus soulagés par la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l’ibuprofène ou encore l’aspirine

Quels sont les symptômes de la migraine ophtalmique ? 

Les symptômes de la migraine ophtalmique peuvent être très impressionnants. Ils comprennent : 

Une migraine classique 

La douleur est presque toujours unilatérale et pulsatile. Elle s’aggrave avec une exposition à la lumière (photophobie) ou au bruit mais aussi avec l’activité physique. Il peut aussi y avoir des nausées et un inconfort digestif

Des troubles visuels 

Le patient peut voir :  

  • des points lumineux (scotomes) ; 
  • des tâches colorés (phosphènes) ; 
  • leur environnement déformé ou flou
  • Des trous dans le champ de vision

D’autres troubles neurologiques 

Il peut s’agir : 

  • de difficultés à parler (aphasie) ; 
  • de pertes d’équilibre et de vertiges
  • des fourmillements et engourdissements dans les membres (paresthésies) . 

L’ordre d’apparition des symptômes est variable. Le plus souvent les signes neurologiques laissent place à la migraine classique. 

 

Quelles sont les causes de la migraine ophtalmique ? 

La migraine est la conséquence d’une hyperexcitabilité des neurones liée à une prédisposition génétique (et donc héréditaire). Si un de vos parents est migraineux, il y a des chances que vous le soyez aussi.

Néanmoins, des facteurs environnementaux peuvent aussi expliquer le déclenchement et la fréquence des crises comme le stress, la consommation de certains aliments, les bouleversements hormonaux… 

La douleur de la migraine est la conséquence d’une dilatation des vaisseaux des méninges (membranes qui protègent le cerveau), elle-même provoquée par une stimulation anormale des nerfs qui innervent les vaisseaux des méninges

En ce qui concerne les symptômes neurologiques(ou aura migraineuse), ils sont secondaires à ce même phénomène neurovasculaire mais qui se propage à d’autres zones du cerveau. Résultat, diverses fonctions sont affectées comme la vision, l’équilibre, le langage, les sensations… 

Quels sont les facteurs déclenchants de la migraine ophtalmique ? 

Certains facteurs favorisent le déclenchement de la crise migraineuse (ou triggers) comme : 

  • La consommation de certains aliments : chocolat, café, alcool, tabac, charcuteries… ; 
  • Le bruit
  • Certaines odeurs fortes
  • Le stress et la contrariété
  • Un manque ou un excès de sommeil
  • Le fait de sauter un repas ou d’avoir faim ; 
  • Des bouleversements hormonaux (les règles ou la prise d’une contraception hormonale chez la femme par exemple) ; 
  • Une activité physique intense
  • Une tension artérielle basse (hypotension) ; 
  • Une chute brutale de la tension atmosphérique

Migraine ophtalmique : qui et quand consulter ? 

Les crises de migraine ophtalmique étant impressionnantes, beaucoup de patients consultent dès le premier épisode. Certains se rendent même au service des urgences. 

Si vous présentez des symptômes évocateurs de migraine ophtalmique pour la première fois et que vous n’êtes pas en état de vous déplacer, vous pouvez demander une téléconsultation afin d’être traité rapidement. 

Si les crises sont invalidantes (fréquentes, intenses et.ou prolongées) et que vous n’avez pas encore de traitement adapté, mieux vaut téléconsulter pour obtenir un médicament spécifique contre les crises migraineuses. 

Comment est établi le diagnostic ? 

L’examen clinique est suffisant pour confirmer le diagnostic de la migraine ophtalmique. Il n’y a généralement pas besoin de faire des examens complémentaires si les symptômes sont caractéristiques. 

Une IRM cérébrale et/ou d’autres examens complémentaires sont, en revanche, indiqués en cas de suspicion d’un autre trouble à l’origine du mal de tête ou des symptômes de l’aura. 

Quel est le traitement de la migraine ophtalmique ? 

Les AINS en première intention 

Le traitement de première intention de la migraine ophtalmique consiste en la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS au moment des crises :

  • des anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, kétoprofène, naproxène, diclofénac, indométacine) : ils sont à prendre dès le début de la crise de migraine ; 
  • l’aspirine qui peut être associée à un médicament anti-nauséeux pour soulager les nausées.

Le paracétamol n’est pas efficace sur la crise de migraine.

Les triptans en seconde intention 

En seconde intention, si les crises migraineuses sont modérées à sévères, ou si les AINS ne sont pas efficaces, le médecin peut prescrire un traitement par les triptans qui peuvent, si nécessaire, être associés aux AINS.

Parfois le recours à des traitements de fond 

Enfin, si les crises sont fréquentes et invalidantes, un traitements de fond peut être envisagé comme par exemple : 

  • Les bêtabloquants (métoprolol et propranolol) sont fréquemment employés surtout lorsque le stress ou l’anxiété est à l’origine des migraines.
  • En cas de contre-indications aux bêta-bloquants, d’autres médicaments sont prescrits et en particulier le topiramate (médicament anti-épileptique). 
  • L’amitriptyline qui est un antidépresseur tricyclique peut également être utilisé. 
  • D’autres médicaments peuvent être administrés : pizotifène, oxetorone, flunarizine ;

D’autres solutions peuvent aussi être envisagées comme

  • Des anticorps monoclonaux anti-CGRP administrés par voie sous-cutanée (érénumab, galcanézumab et frémanezumab) ; 
  • Le toxine botulinique ou Botox® en injections sous cutanées au niveau du visage et du cou encas de migraine chronique. 

Migraine : causes, symptômes, comment en venir à bout ? 

La migraine est une maladie chronique qui concerne près d’un Français sur 10. Dans certains cas, les crises deviennent invalidantes compromettant la qualité de vie. Qu’est-ce que la migraine ? Comment la différencier des autres céphalées ? Comment en venir à bout ? Voici ce qu’il faut savoir. 

Pour certains, la migraine c’est presque tous les jours. Ce mal de tête ( bien différent des autres céphalées) est une véritable maladie chronique. Dans ce cas, il est préférable de consulter afin d’obtenir un traitement spécifique. 

Qu’est-ce que la migraine ? 

La migraine est une maladie chronique caractérisée par des épisodes répétés de maux de tête progressivement douloureux et parfois intenses

Le migraineux décrit une sensation de “casque” (un signe annonciateur ou prodrome) puis la douleur augmente progressivement.

La migraine se distingue des autres céphalées (comme les céphalées de tension) par certaines caractéristiques : la douleur est récurrente, progressive, souvent intense, parfois unilatérale et pulsatile. 

La migraine peut être associée:

  • à des troubles digestifs (nausées le plus souvent), 
  • à des troubles neurologiques simples, comme les phosphènes qui sont des petits points scintillants ou les myodésopsies, ces mouches volantes dans le champ visuel, mais aussi des paresthésies à type de fourmillements du visage
  • à des troubles neuromoteurs (allant jusqu’à l’hémiplégie) 

C’est ce que l’on appelle une migraine avec aura.

La migraine est une maladie bénigne mais qui peut fortement altérer la qualité de vie. Dans ce cas de figure, des traitements spécifiques doivent être envisagés. 

La migraine : des chiffres qui donnent mal à la tête ! 

La migraine est un mal très répandu. Selon le site de l’Assurance Maladie, elle concerne 12% des adultes et entre 5 et 10% des enfants, soit près de 11 millions de personnes sur l’Hexagone. Un tiers des personnes migraineuses n’ont jamais consulté pour ce problème et ont recours à l’automédication. 

Migraine et céphalées de tension : quelles différences ? 

 

Tout comme les céphalées de tension, la migraine se caractérise par un mal de tête. Néanmoins, les céphalées de tension, plus répandues que la migraine seraient généralement moins intenses, et les crises seraient moins fréquentes.

Ajoutons que la douleur en cas de céphalées de tension est plus diffuse (comme un étau autour de la tête). 

On ignore ce qui déclenche des céphalées de tension mais on pense que le stress, les troubles du sommeil, la douleur cervicale ou mandibulaire ou la tension oculaire peuvent déclencher ces céphalées.

Quels sont les symptômes de la migraine ? 

Les symptômes de la migraine classique sont : 

  • Une douleur progressive, parfois unilatérale, parfois pulsatile
  • Des nausées et parfois des vomissements
  • Un possible inconfort digestif
  • Une sensation de tête lourde
  • Une aggravation des symptômes lors d’une exposition à la lumière (photophobie), au bruit (phonophobie) ou encore en cas d’activité physique. 

Lorsque l’aura est visuelle, on parle de migraine ophtalmique. Il peut s’agir d’une vision floue ou déformée, de la perception de points lumineux ou de tâches colorées.

C’est un abus de langage puisque l’on sait qu’il n’y a aucun mécanisme ophtalmologique.

La crise migraineuse peut durer entre 4 et 72 heures. 

Quelles sont les causes de la migraine ? 

La migraine est la conséquence d’une hyperexcitabilité des neurones possiblement liée à une prédisposition génétique. Si un de vos parents est migraineux, il y a des chances que vous le soyez aussi.

Néanmoins, des facteurs environnementaux peuvent aussi expliquer le déclenchement et la fréquence des crises comme le stress, la consommation de certains aliments, les bouleversements hormonaux.

La douleur de la migraine est la conséquence d’une dilatation des vaisseaux des méninges (membranes qui protègent le cerveau), elle-même provoquée par une stimulation anormale des nerfs qui innervent les vaisseaux des méninges

Cette stimulation est accompagnée d’un processus inflammatoire appelé “onde migraineuse”.

En IRM, on peut voir l’onde migraineuse se propager, de manière systématique, des méninges postérieures vers les aires corticales antérieures, et ce, quel que soit le siège de la douleur.

Quels sont les facteurs déclenchants de la migraine ? 

On ignore encore les mécanismes fins qui déclenchent les crises migraineuses. Ceoendant, certains facteurs favorisent le déclenchement de la crise migraineuse (ou triggers) comme : 

  • La consommation de certains aliments : chocolat, café, alcool, tabac, charcuteries… ; 
  • Le bruit
  • Certaines odeurs fortes
  • Le stress et la contrariété
  • Un manque ou un excès de sommeil
  • Le fait de sauter un repas ou d’avoir faim ; 
  • Des bouleversements hormonaux (les règles ou la prise d’une contraception hormonale chez la femme par exemple) ; 
  • Une activité physique intense
  • Une tension artérielle basse (hypotension) ; 
  • Une chute brutale de la tension atmosphérique.

Qui et quand consulter ? 

Si vous présentez des symptômes évocateurs de migraine pour la première fois et que vous n’êtes pas en état de vous déplacer, vous devriez faire une téléconsultation afin d’être traité rapidement

Si les crises sont invalidantes (fréquentes, intenses et/ou prolongées) et que vous n’avez pas encore de traitement adapté, mieux vaut téléconsulter pour obtenir un traitement spécifique contre les crises migraineuses. 

Les traitemenents associent généralement des AINS, des antalgiques palier II, des triptans et/ou des bêta-bloquants.

Le paracétamol n’a aucune efficacité.

Comment est établi le diagnostic ? 

L’examen clinique est suffisant pour confirmer le diagnostic de la migraine. Il n’y a généralement pas besoin de faire des examens complémentaires si les symptômes sont caractéristiques. 

Une IRM cérébrale et/ou d’autres examens complémentaires sont, en revanche, indiqués en cas de suspicion d’un autre trouble à l’origine des céphalées.

Quel est le traitement de la migraine ? 

Les AINS en première intention 

Le traitement de première intention de la migraine ophtalmique consiste en la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS au moment des crises :

  • des anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, kétoprofène, naproxène, diclofénac, indométacine) : ils sont à prendre dès le début de la crise de migraine ; 
  • l’aspirine qui peut être associée à un médicament anti-nauséeux pour soulager les nausées.

Le paracétamol n’a pas d’efficacité sur la crise de migraine.

Les triptans en seconde intention 

En seconde intention, si les crises migraineuses sont modérées à sévères, ou si les AINS ne sont pas efficaces seuls, le médecin peut prescrire un traitement par les triptans qui peuvent, si nécessaire, être associés aux AINS.

Parfois le recours à des traitements de fond 

Enfin, si les crises sont fréquentes et invalidantes, un traitements de fond peut être envisagé comme par exemple : 

  • Les bêtabloquants (métoprolol et propranolol) sont fréquemment employés surtout lorsque le stress ou l’anxiété est à l’origine des migraines.
  • En cas de contre-indications aux bêta-bloquants, d’autres médicaments sont prescrits et en particulier le topiramate (médicament anti-épileptique). 
  • L’amitriptyline qui est un antidépresseur tricyclique peut également être utilisé. 
  • D’autres médicaments peuvent être administrés : pizotifène, oxetorone, flunarizine ;

D’autres solutions peuvent aussi être envisagées comme

  • Des anticorps monoclonaux anti-CGRP administrés par voie sous-cutanée (érénumab, galcanézumab et frémanezumab) ; 
  • Le toxine botulinique ou Botox® en injections sous cutanées au niveau du visage et du cou enc cas de migraine chronique. 

Vous pouvez demander l’avis de nos médecins libéraux en téléconsultation pour vous soulager rapidement.

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