
Vous avez des diarrhées quotidiennes depuis des mois et on vous parle de “syndrome du côlon irritable” (SCI) ? Ce syndrome est souvent une « boîte noire » pour des symptômes non diagnostiqués. Avec la téléconsultation sur MaQuestionMedicale, obtenez un diagnostic précis et bénéficiez d’examens complémentaires.
Vous avez des diarrhées tous les jours depuis des mois ? On vous a dit que c’était un syndrome du côlon irritable (SCI) et qu’on ne pouvait rien faire de concret ? Sachez qu’en réalité, le SCI est souvent considéré comme une « boîte noire », un terme utilisé pour décrire les cas où les médecins n’arrivent pas à poser un diagnostic clair.
En effet, les diarrhées chroniques ne sont ni d’origine “fonctionnelle”, ni une fatalité, et ne doivent pas être ignorées. Elles sont très souvent la traduction d’une inflammation sous-jacente de l’intestin, comme dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) ou d’autres troubles intestinaux. Se contenter d’étiqueter ces symptômes “côlon irritable” revient à vivre une errance diagnostique, mais heureusement, il est possible de trouver des réponses.
La téléconsultation vous offre une solution pour consulter rapidement un médecin sans vous déplacer. Si vous souffrez de symptômes digestifs persistants comme des diarrhées, il est important de consulter un professionnel de santé, d’explorer différentes pistes diagnostiques, et de procéder à des examens comme les biomarqueurs, la coloscopie et d’autres tests.
Grâce à MaQuestionMedicale, vous pouvez obtenir une première consultation médicale à distance, des conseils personnalisés et entamer rapidement un parcours de soins adapté à vos besoins.
Voici pourquoi si vous souffrez de diarrhées chroniques persistantes, vous ne devriez pas arrêter vos investigations après un diagnostic du syndrome du côlon irritable (même si vos examens médicaux n’offrent aucune autre réponse). Découvrez quelles pathologies digestives inflammatoires peuvent se cacher derrière vos symptômes et comment pousser les investigations pour obtenir un diagnostic plus précis et une prise en charge adaptée.
Pourquoi le syndrome du côlon irritable est-il une “boîte noire” dont il faut se méfier ?
Le syndrome du côlon irritable (SCI) est souvent perçu comme un “fourre-tout” diagnostique, notamment lorsqu’il s’agit de troubles intestinaux persistants.
En pratique, de nombreux médecins ne prennent au sérieux les signes digestifs que lorsqu’il y a des diarrhées sévères et fréquentes (plus de trois fois par jour depuis plus de trois semaines), surtout si elles sont accompagnées de glaires ou de sang dans les selles. Dans ces cas, ils vont alors orienter le patient vers des examens comme la coloscopie, les biomarqueurs (par exemple, la calprotectine fécale) et des examens sanguins (VS, CRP) afin de rechercher des signes d’inflammation ou d’autres pathologies.
Cependant, si ces examens sont négatifs, certains médecins se contentent de poser un diagnostic de SCI, sans aller plus loin. Cela peut être particulièrement problématique dans les cas où la coloscopie a été réalisée en dehors des poussées inflammatoires, ou lorsque certaines maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique, ne sont pas détectables par ces tests standard.
De plus, certaines pathologies comme les colites microscopiques (colites lymphocytaires et colites à éosinophiles), qui peuvent être responsables de symptômes similaires au fameux “SCI”, ne sont pas toujours visibles via les biomarqueurs classiques.
Or, en 2025, il n’est plus acceptable de se contenter d’un traitement symptomatique des diarrhées comme le Tiorfan® sans avoir cherché des réponses plus approfondies. Il est crucial de pousser les examens plus loin pour exclure d’autres causes possibles et offrir une prise en charge adéquate.
Crohn et RCH: des causes fréquentes de diarrhées chroniques
La maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique (RCH) sont deux des principales pathologies regroupées sous le terme de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Ces maladies entraînent une inflammation persistante du tube digestif.
La maladie de Crohn peut affecter n’importe quelle partie de l’intestin, mais touche le plus souvent le côlon ou l’intestin grêle.
La rectocolite hémorragique, aussi appelée colite ulcéreuse, concerne principalement le côlon et le rectum, et provoque des saignements parfois abondants.
Les symptômes des MICI incluent notamment des douleurs abdominales et, surtout, des diarrhées chroniques, liées à l’inflammation constante de la muqueuse intestinale.
Ces maladies sont souvent considérées comme auto-immunes : le système immunitaire se dérègle et attaque l’intestin, déclenchant une inflammation sans infection.
Le déclenchement des MICI est multifactoriel :
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prédisposition génétique,
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facteurs environnementaux,
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déséquilibres du microbiote intestinal (ou dysbiose),
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anomalies de la réponse immunitaire…
Le traitement repose sur plusieurs types de médicaments :
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des anti-inflammatoires intraluminaux comme le Pentasa®,
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la corticothérapie (par budésonide ou par voie orale),
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des immunosuppresseurs comme Imurel®,
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et des biothérapies telles que Humira® ou Remicade®.
MICI: une errance thérapeutique souvent longue!
Bien souvent, les patients atteints de MICI se retrouvent démunis et dans une errance thérapeutique pendant des mois, faute de diagnostic clair. Par exemple, il faut en moyenne 7 ans pour poser un diagnostic de maladie de Crohn, un délai qui peut rendre la gestion des symptômes encore plus difficile et affecter la qualité de vie. Cependant, il est important de ne pas considérer des symptômes comme des diarrhées persistantes ou des douleurs abdominales comme étant « normaux » ou simplement “fonctionnels”. Ils peuvent être le signe d’une maladie sous-jacente qui nécessite un diagnostic précis.
La téléconsultation est une solution idéale pour éviter ces longues attentes. En consultant un médecin rapidement, vous pouvez initier les premiers examens diagnostiques importants comme les biomarqueurs, des analyses de sang, ainsi qu’une coloscopie pour observer l’état des parois intestinales. Si nécessaire, des examens plus poussés peuvent être réalisés par la suite.
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La maladie cœliaque : une autre piste à explorer
Apparentée aux MICI, la maladie cœliaque, également appelée intolérance au gluten, est une maladie auto-immune souvent héréditaire, déclenchée par l’ingestion de gluten, une protéine présente dans le blé, le seigle et l’orge.
Elle affecte principalement l’intestin grêle, où l’inflammation provoquée par le gluten endommage les villosités intestinales, responsables de l’absorption des nutriments. Cela peut entraîner des carences nutritionnelles comme une anémie, ainsi que des troubles de croissance chez les enfants.
Les symptômes incluent des douleurs abdominales, des diarrhées, des ballonnements et des flatulences.
Le diagnostic repose sur :
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des tests sanguins (recherche d’anticorps spécifiques),
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une biopsie de l’intestin grêle pour confirmer l’inflammation et les lésions des villosités,
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éventuellement un test génétique pour identifier les gènes de prédisposition.
En cas de doute, une amélioration nette sous régime sans gluten peut aussi contribuer à confirmer le diagnostic.
La diverticulose : fréquente après 50 ans
La diverticulose est une maladie intestinale fréquente, surtout après 50 ans. Elle est souvent familiale, aggravée par l’âge et/ou par une alimentation pauvre en fibres. Elle se caractérise par la formation de petites poches (appelées diverticules) dans la paroi du côlon.
Lorsque ces diverticules s’infectent ou s’enflamment, on parle de diverticulite, qui se manifeste par des douleurs abdominales et parfois des saignements rectaux.
Le diagnostic repose principalement sur un scanner abdominal, complété par des analyses sanguines et un examen clinique. Le scanner permet aussi de déterminer la sévérité de l’inflammation et de rechercher d’éventuelles complications.
Le traitement dépend de la sévérité :
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Cas bénins : antibiotiques et adaptations alimentaires.
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Formes graves : hospitalisation, antibiothérapie intraveineuse, parfois chirurgie.
La prévention des récidives repose sur un mode de vie adapté, en particulier une alimentation riche en fibres.
Bien que la diverticulose ne soit pas une MICI, elle peut entraîner des inflammations aiguës, voire des infections, et le quotidien des patients peut être aussi impacté que celui des personnes atteintes de MICI.
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La colite à éosinophiles : un diagnostic difficile !
À classer parmi les “nouvelles MICI”, la colite à éosinophiles est une inflammation de l’intestin liée à des réactions allergiques alimentaires (lait, arachides, etc.) ou à des mécanismes d’intolérance plus subtils, impliquant le microbiote et la paroi intestinale.
Elle se caractérise par l’accumulation chronique d’éosinophiles (globules blancs) dans la paroi intestinale, provoquant une inflammation et des symptômes digestifs violents en cas de poussée :
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Ballonnements
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Diarrhées chroniques ou intermittentes
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Perte de poids
Pourquoi le diagnostic est-il si difficile ?
Le diagnostic repose sur une biopsie colique (via coloscopie) avec analyse anatomopathologique pour rechercher une accumulation d’éosinophiles dans la muqueuse.
Mais plusieurs obstacles compliquent ce diagnostic :
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Les éosinophiles peuvent être absents hors poussées, rendant les biopsies trompeuses.
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Il faut exclure d’autres pathologies digestives, comme les MICI.
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Il n’existe aucun biomarqueur spécifique, ce qui complique l’identification de la maladie.
Traitements :
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Éviction des aliments allergènes et des FODMAPs
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Corticostéroïdes intraluminaux (Mikicort®, Entocort®)
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Immunosuppresseurs dans certains cas
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Suivi médical étroit indispensable pour ajuster le traitement et prévenir les complications à long terme
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Quels symptômes doivent vous pousser à téléconsulter ?
Certains signes ne doivent jamais être ignorés :
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Douleurs abdominales fréquentes ou sévères
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Ballonnements excessifs
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Diarrhées persistantes
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Saignements ou glaires dans les selles
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Perte de poids inexpliquée
Si ces symptômes persistent depuis plus de 3 semaines, il est essentiel de consulter un médecin. Ils peuvent être le signe d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin ou d’un autre trouble digestif sérieux.
Pourquoi choisir la téléconsultation ?
Grâce à la téléconsultation, vous pouvez :
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Obtenir une réponse médicale rapide,
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Lancer les premiers examens (biomarqueurs, analyses, coloscopie),
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Recevoir une ordonnance et des conseils personnalisés.
Sur MaQuestionMedicale, téléconsultez un médecin à tout moment, depuis chez vous, pour une prise en charge adaptée à vos besoins.
Sources médicales
Schiller LR. Evaluation of chronic diarrhea and irritable bowel syndrome with diarrhea in adults in the era of precision medicine. Am J Gastroenterol. 2018;113(5):660-669.
Dichotomie organique versus fonctionnelle en gastroentérologie : sommes-nous prêts à faire bouger les choses ? Daniel Keszthelyi
Mujagic, Z., Tigchelaar, E., Zhernakova, A. et al. Un nouveau panel de biomarqueurs pour le syndrome du côlon irritable et son application à la population générale. Sci Rep 6 , 26420 (2016).
De plus en plus de preuves suggèrent que le syndrome du côlon irritable et les troubles gastro-intestinaux fonctionnels ont une pathogenèse microbienne, Caterina Carco and al., 2020
AGA Technical Review on the Evaluation of Functional Diarrhea and Diarrhea-Predominant Irritable Bowel Syndrome in Adults (IBS-D), Carrasco-Labra, Alonso et al. Gastroenterology, Volume 157, Issue 3, 859 – 880
Rome IV et définition des troubles fonctionnels gastro-intestinaux
